Si vous êtes vous même chargé de projets web, intégrateur, développeur, webmaster, etc., vous aurez sûrement remarque qu’il est parfois rigolo de mettre les mains dans le cambouis, jusqu’au moment où des bugs apparaissent et qu’il est de votre seule responsabilité de les corriger. Et même que parfois, personne ne peut venir à votre rescousse.
Bon, on verse deux larmes et on se reprend.
1&1, le bossu des hébergeurs web
Ok j’y vais un peu fort, il y a pire ! Mais il faut avouer que, lorsque vous choisissez 1&1, vous en avez pour votre argent… Ou bien c’est votre client qui en a pour son argent ! Enfin, peu importe, si vous êtes ici c’est sûrement que vous avez un soucis avec votre WordPress : une belle erreur 500 lors de l’installation du moteur ou de sa migration.
Pourquoi une erreur 500 ?
Si vous connaissez la définition des différentes erreurs que peut vous retourner un serveur, vous aurez compris qu’ici, avec l’erreur 500, le serveur vous dit qu’il n’a pas compris votre requête. Cette erreur peut paraître bizarre si vous avez déjà installé des WordPress sur 1&1 sans problème, car elle n’apparaît pas forcément. En effet, elle dépend du serveur sur lequel vous êtes hébergé, et si vous avez cette erreur, j’ai la joie de vous annoncer que vous êtes sur une vieille machine qui ne reconnait pas le fait que WordPress tourne avec PHP5. Et du coup il traite les requêtes comme du PHP4, et là, ça peut pas fonctionner.
La solution
Pas de violence, c’est les vacances. Vous avez cherché, la solution va maintenant s’offrir à vous !
La première chose à faire est éditer le fichier .htaccess qui se trouve à la racine de votre site – si vous venez d’uploader votre WordPress, ouvrez NotePad (sous Windows) ou TextEdit (sous Mac), enregistrez le fichier .txt sur votre bureau, uploadez-le à la racine de votre site et renommez le en .htaccess.
D’ailleurs à ce sujet si vous êtes sous Mac je vous conseille Transmit qui est un logiciel FTP qui permet l’ouverture des fichiers à distance. Vous double-cliquez pour ouvrir votre fichier, il s’ouvre dans TextEditMate, vous le modifiez, vous faites pomme+s et votre modification est en ligne. C’est plutôt utile pour éviter de mettre des permissions inutiles à certains fichiers (les templates par exemple).
Ouvrez-donc le fichier .htaccess et collez ce code :
# BEGIN WordPress
RewriteEngine On
RewriteBase /
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-d
RewriteRule . /index.php [L]
AddType x-mapp-php5 .php
AddHandler x-mapp-php5 .php
# END WordPress
Le principe est simple : à chaque fois qu’une page sera demandée par un internaute, vous direz explicitement au serveur je veux du PHP5. Clap your hands pour les deux dernière lignes, AddType et AddHandler.
Bloquer le .htaccess pour qu’il ne soit pas modifiable
Maintenant que nous avons fait le gros du boulot, il va falloir s’assurer que WordPress ne change pas lui-même le contenu du fichier .htaccess. En effet, un aller simple sur la page Permaliens et c’est toute notre feinte du PHP5 qui s’éclipse.
On retourne dans notre logiciel FTP et on modifie le CHMOD en 444.

- C’est beau avec Transmit.
Le truc très important maintenant, c’est que tout changement dans le .htaccess (structure des permaliens, règles nécessaires au bon fonctionnement d’un plugin…) devra être fait à la main, et surtout sans oublier ces deux lignes qui doivent toujours êtres présentes (sous peine d’une nouvelle erreur 500) :
AddType x-mapp-php5 .php
AddHandler x-mapp-php5 .php
N’hésitez donc pas à glisser cette page dans vos favoris, ça pourrait toujours vous servir !
Conclusion
À partir de là normalement vous serez tranquille avec 1&1 (ou OVH), jusqu’au prochain problème !