Vous stockez du contenu illégal chez OVH ? Attention à vous…

Pas forcément très connu aux yeux du grand public, le warez reste une activité de l’internet qui pose probleme aux ayant-droits, mais aussi des hébergeurs.

Le warez

Au contraire du Peer-to-Peer, qui, lui, permet l’échange direct de fichiers d’utilisateurs à utilisateurs, le warez consiste à déposer un fichier sur un serveur et en donner le lien via des forums de discussion spécialisés. Dès lors, à chaque téléchargement, la bande passante utilisée n’est plus celle de l’utilisateur source, mais celle du serveur.

Etant donné les freins auxquels sont confrontés les utilisateurs lors d’un téléchargement via des sites de partage de fichiers (normalement légaux…) comme Rapidshare ou Megaupload, pour ne citer qu’eux, tels qu’un temps d’attente assez long avant de pouvoir télécharger, la mise à disposition d’un fichier sur un serveur privé (ou tout du moins sur un espace de stockage privé, servant normalement à créer un site internet) permet une meilleur propagation du fichier. Un meilleur partage, en somme, ce qui est la base du warez (quoi que ces derniers temps des questions se posent…).

Le cas OVH

Dans le but de réduire le nombre de fichiers illégaux hébergés sur ses serveurs, OVH, premier hébergeur français, a annoncé aujourd’hui durcir sa politique quant aux personnes possédant des comptes chez eux et hébergeant des fichiers illégaux.

« OVH reçoit chaque jour des alertes concernant la présence de fichiers protégés par le droit d’auteur sur ses serveurs dédiés, et accessibles via le P2P. Jusque-là, on prévenait le client, puis on lui pré-fermait le serveur, puis ça recommençait jusqu’à ce que le contrat soit cassé et le serveur fermé. Maintenant on ferme le serveur immédiatement, et on casse le contrat dans la foulée. Les sommes payées ne sont pas remboursées. Le service juridique est à la disposition du client », déclare Octave Klaba, fondateur de la société.

Ainsi, l’hébergeur français espère faire disparaître quelques 95% des serveurs hébergeant des fichiers illégaux. D’ailleurs, en ce qui concerne l’assignation en justice, l’État sera bien sûr du côté de l’hébergeur. C’est pas la DADVSI qui nous dira le contraire…

Selon Klaba, ce ne serait que 300 à 400 serveurs qui seraient visés par ce changement de politique. Dès lors, les alertes reçues par OVH seront directement renvoyées au client. Si au bout de trois alertes le serveur contient toujours les dits-fichiers, le serveur sera suspendu. Mais il y aura toujours possibilité de récupérer les données. Ils sont gentils chez OVH !

Articles sur le même sujet :

  1. Vous ne vous y retrouvez plus dans Youtube et compagnie…
  2. Faites attention aux fichiers envoyés par vos contacts
  3. Mozilla Weave : vos infos vous suivent partout
Laisser un commentaire

0 commentaires.

Répondre


[ Ctrl + Entrer ]