Surf impossible avec uTorrent : La solution !

Il se peut que vous soyez confronté à un problème assez gênant, celui de ne plus pouvoir surfer sur internet dès que uTorrent est lançé.

J’entends déjà les petits malins dire « Eh, penses à baisser ta vitesse d’upload, voir de download ! »… Et bien sachez que cela n’y fait rien ! Vous pouvez bien avoir du 100Mo symétrique et caler vos up/down à 10Ko/s chacun que cela ne changera rien !

Ce soucis provient en fait de la compatibilité des plus bancales entre l’antivirus Nod32 et uTorrent. Si vous ne faîtes pas partie des gens tournant avec cette configuration, cette solution ne s’adresse pas à vous, car elle est basée sur un système d’acceptation/blocage de certains logiciels pour le surf sur internet.

Voilà donc comment vous devez procéder pour pouvoir retrouver un surf tout à fait normal, même quand vous téléchargez :

  • Ouvrez Nod32.
  • Dans la colonne de gauche, cliquez sur Setup puis sur Antivirus and antispyware.
  • Un nouveau menu est apparu à droite (dans la colonne principale), cliquez sur Configure (sous Web access protection).
  • Une nouvelle fenêtre s’ouvre, où vous retrouvez une arborescence sur la gauche. Cliquez sur le petit + à côté de HTTP pour développer l’arborescence, puis cliquez sur Web Browsers.
  • Finalement, recherchez uTorrent dans la liste à droite et cliquez dans la petite case pour exclure le logiciel (apparition d’une croix rouge). Voilà ce que ça donne :

Normalement, là, plus qu’à redémarrer l’ordinateur et hop, nickel !

Vous êtes des maichens

Rien à rajouter. Vous me dégoutez tous, voilà tout.
Ah, si : vive Dany Brillant. Nah !

L'IFPI souhaite stopper le piratage (sans y réfléchir)

L’IFPI (International Foundation of Phonographic Industry), ça sert à quoi déjà ?

L’IFPI représente l’industrie du disque de manière mondiale, c’est à dire quelques 1.400 maisons de disques affiliées dans 75 pays. La mission de l’IFPI est de promouvoir la valeur de la musique (sur CD), de sauvegarder les droits des producteurs et d’étendre l’offre commerciale à tous les marchés où ses membres opèrent.

En fait, l’IFPI, c’est un peu la Croix Rouge des maisons de disques. Sauf que la vraie Croix Rouge, elle, réfléchit un peu avant de mettre en place une action (enfin, c’est ce qu’il me semble en tout cas ^^) !

Car l’IFPI réclame aux fournisseurs d’accès :

  • la surveillance permanente de tous leurs internautes et de toutes les données qui transitent via leurs réseaux.
  • le blocage continuel des protocoles P2P, bien que celui-ci est aussi (peu, mais quand même) utilisé de manière tout à fait légale. Ce sont les artistes qui s’auto-produisent via Jamendo qui vont être content… Et les sociétés qui développent la vidéo en straming via les protocoles peer to peer…
  • le blocage d’accès aux sites web proposants des contenus illégaux en téléchargement.

Vous en conviendrez, ces mesures sont « difficiles, rapides, peu réfléchies et préjudiciables », comme s’en inflige l’Electronic Frontier Foundation. D’ailleurs, je n’ose même pas imaginer l’infrastructure à mettre en place pour faire tout ça : rien que ll’analyse du surf de tous les internautes et de toutes les donnés qu’ils font transiter est pharaonique.

Malgré tout, l’IFPI semble convaincu de ses idées et aurait l’intention de soumettre ces consignes au Parlement Europée, afin qu’elles y soient étudiées et éventuellement imposées de manière légale sur l’ensemble de l’Europe. Heise, le site allemand de l’IFPI (que je félicite pour le design très poussé xD ), annonce même que la fondation aurait déjà convaincu quelques parlementaires à ce sujet…

P2P : Nos adresses IP seront relevées

C’est le jugement qu’a rendu le Conseil d’Etat hier : ne pouvant rejeter purement et simplement la demande des ayants-droits des auteurs compositeurs et des éditeurs, c’est à dire la demande de la SACEM (que de tous nous mettre en prison big brother is watching you), ils ont dû trouver un terrain d’entente (remarquez quand même la tournure de la phrase : j’espère que le Conseil d’Etat me paieras un iPhone pour la courbette !).

Après le refus de la Cnil, la Sacem, la SCPP et la SPPF s’étaient tournées vers le Conseil d’Etat. Celui-ci vient de rendre son verdict. Il a donné raison à la Cnil sur un point : les sociétés de gestion des droits d’auteurs ne peuvent pas intenter elles-mêmes d’actions envers les internautes. Mais, sous réserve d’éliminer cette possibilité, le Conseil d’Etat a estimé que la demande était valide et, en particulier, que la possibilité de relever les infractions était bien « proportionnée » au préjudice causé. La Sacem a donc fait une nouvelle demande qui ne réclame plus le droit d’envoyer des messages avertissements aux internautes et la Cnil n’a pu qu’accepter.
Source : Futura-Sciences.com

Ici, pas de peine de prison ou d’amande n’est exprimée, on parle juste de comment on va nous vous choper.

La SACEM a donc maintenant le droit de surveiller les réseaux peer to peer, de noter tout ce qui les intéresse sur quelqu’un (adresse IP, fichiers échangés, etc.), et de transmettre leur dossier à un juge qui traitera l’affaire.

Nous allons donc nous retrouver avec deux organismes à traquer nos vos faits et gestes sur les réseaux : la SACEM et le corps d’état mis en place dans le cadre de la commission Olivennes.  Cette dernière, elle, pourra remonter directement à nos noms et adresses, alors que la SACEM ne le pourra pas n’y sera pas autorisée (que des adresses IP pour eux).

L’accord, qui n’a pas encore été traduit en une loi, prévoit une riposte graduée, avec, en cas de récidive, la résiliation de la ligne (une demande déjà formulée en 2004 par l’industrie du disque) et l’enregistrement sur une liste noire nationale. Cet accord prévoit aussi des obligations pour les FAI, qui seront tenus de collaborer, sous peine de sanctions. Ils devront aussi expérimenter le filtrage des connexions Internet de leurs abonnés.
Source : Futura-Sciences.com

On y est pas encore, mais ça vient.

Ah et je voulais aussi donner mon avis sur le mission Olivennes. Enfin, en deux mots, rapidos !

Est-ce tout à fait logique que notre Président de la République (Nicolas, si tes sbires nous lisent) donne cette mission à Denis Olivennes, PDG de la Fnac, un homme qui a énormément d’intérêts à voir baisser les échanges P2P, et donc augmenter ses ventes ?

Heureusement que le P2P n’est pas une religion extrêmiste, sinon quelques boutiques auraient déjà pété……….

EDIT (vèri importante l’edit là) à 14h32 : Lisez l’article de Techcrunch pour savoir ce qu’en pense 50 Cent. Y’en a quand même quelque-uns qui comprennent !